LE PHENOMENE POKEMON GO ET LE TOURISME

Pour ceux qui n’ont pas suivi, depuis quelques semaines, une nouvelle application connue sous le nom de « Pokemon Go » est disponible sur smartphone. Ce jeu lancé par Nintendo  et Niantic (ancienne filiale de Google) est un véritable phénomène planétaire. Lancé le 6 juillet 2016 aux Etats-Unis, le jeu comptait plus de 26 millions d’utilisateurs actifs dix jours plus tard. Disponible en France depuis Dimanche, le nombre d’utilisateurs n’a cessé de croitre. En quoi consiste cette application et comment impacterait-elle le secteur du tourisme ?

FOX RM vous dit tout :

– « Pokemon Go », Qu-est ce que c’est ?

Pour faire simple, le but du jeu est le suivant : capturer des Pokémons virtuels grâce aux « pokéballs », outil indispensable à tout joueur. La raison d’un tel succès : Pokémon Go nécessite des déplacements sur des lieux (parfois touristiques) et propose des interactions entre le réel et le virtuel : c’est ce que l’on appelle le principe de réalité augmentée. Édifices historiques, jardins publics ou encore ornements de façade sont ainsi devenus les repères des joueurs à la recherche de Pokémons.

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Ainsi, la cité et l’environnement qui nous est familier trouve de nouvelles fonctions grâce à ce jeu. C’est surtout l’occasion de redécouvrir sa ville d’un œil neuf, voire de découvrir des monuments, statues, etc., insoupçonnés.

– Et le tourisme dans tout ça ?

Lors de l’apparition d’un Pokémon, pour peu qu’il soit rare, une foule de joueurs va se réunir afin de tenter de le capturer. Pour les lieux touristiques et culturels, c’est une véritable aubaine de pouvoir surfer sur cette mode en appâtant les chasseurs.

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Cet engouement soudain n’est pas passé inaperçu auprès des professionnels du tourisme à commencer par :

Mc Donald au Japon : 3000 enseignes partenaires de Pokémon Go qui représentent des arènes (lieu de combat des joueurs)

Les Offices du Tourisme : OT de Montréal, d’Atlanta, de Houston, de San Francisco ou d’Anaheim, qui ont chacun édité des guides pour partir à la chasse aux Pokémon.

Hotels.com et Trivago y sont eux aussi allés de leurs tweets ciblés. Mieux, certains joueurs font d’eux-mêmes la promotion des hôtels dans lesquels ils ont trouvé des personnages.

Weekendesk a par exemple établi, à partir d’une carte alimentée par les joueurs eux-mêmes, le top 5 des villes françaises où trouver des Pokémons afin de promouvoir ses destinations.

Le phénomène n’est pour l’instant qu’en période de lancement et en pleine expansion, mais nous pouvons parier que d’ici peu de temps d’autres professionnels du tourisme rejoindront le mouvement.

Pour conclure, regardons  cette vidéo montrant l’effet de l’apparition d’un Pokémon rare dans un jardin public à Bordeaux.

AIRBNB ET LE VOYAGE D’AFFAIRES

 

LAirbnbe secteur du voyage d’affaires ne cesse d’évoluer et de se renouveler.  En effet, AirBnb a récemment signé de nouveaux partenariats avec 3 géants du voyage d’affaires (American Express Global Business Travel, BCD Travel et Carlson Wagonlit Travel). Quelle est le but de la signature de ces partenariats et quelle est la tendance de ce segment pour 2017 ?

FOX RM Répond à ces questions :

AirBnb et ses 3 nouveaux partenaires :

Tout d’abord, chez American Express (GBT), la solution “Airbnb pour les entreprises” sera proposée en tant que prestataire préférentiel auprès des clients. Lors de la première phase du partenariat, lorsque GBT redirigera un client vers Airbnb, les voyageurs pourront réserver un logement directement sur Airbnb en utilisant une adresse professionnelle.

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Chez BCD Travel, les données d’Airbnb seront intégrées au système propriétaire DecisionSource, permettant aux clients de disposer de données plus riches : itinéraires de voyage et système de localisation des voyageurs afin de leur garantir confort, sécurité et le moins de désagréments possible.

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Enfin, chez Carlson Wagonlit Travel (CWT),  « la solution « Airbnb pour les entreprises » permettra de doubler l’offre de logement pour les voyageurs d’affaires ». 

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La tendance des voyages d’affaires pour 2017

Les 6 risques majeurs qui pourraient influencer le prix d’un voyage d’affaires seraient selon GBT et CWT :

– les performances des marchés émergents,
– les turbulences sur les marchés financiers,
– les risques géopolitiques,
– les incertitudes liées au Brexit,
– les fluctuations potentielles des taux d’intérêt américains
– le prix des hydrocarbures.

 

Selon les prévisions, les tarifs ne devraient pas augmenter pour 2017. Selon une étude de la GBT et de CWT, le prix des prestations aériennes et hôtelières devrait stagner. Même si toutes zones confondues, les tarifs des transports aériens devraient augmenter de 2,5% l’année prochaine. Les tarifs de l’hôtellerie devraient diminuer de 2,4% en Europe de l’Est et seulement de 0,5% au Moyen-Orient et en Afrique, tandis qu’ils devraient augmenter de 1,8% en Europe de l’Ouest. En Amérique du Nord, les tarifs hôteliers de la côte ouest vont sans doute grimper de 4%, à cause du boom du high-tech et de la pénurie de chambres d’hôtel.
Pour conclure, nous pouvons dire qu’Airbnb a de nouveau surpris en signant des partenariats dans le domaine du voyage d’affaires. Et ce n’est pas avec n’importe qui, ces derniers sont des experts du voyage d’affaires. Nous pouvons d’ores et déjà dire qu’en 2017, nous pourrons observer de nombreuses évolutions dans le secteur du tourisme d’affaires.

 

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BILAN DE L’EURO 2016 DANS LES PRINCIPALES VILLES FRANCAISES

Avec 20 matchs de plus qu’en 2012, l’Euro de football qui vient de s’achever en France a rapporté deux milliards d’euros de recettes à l’UEFA, l’Union européenne des associations de football. Un record ! Mais malgré cela, les retombées économique en France sont pour l’instant mitigées mais pour certaines villes nous pouvons déjà aborder des chiffres positifs.

FOX RM fait le point pour les principales agglomérations :

– NICE:

Nice a accueilli environ 100 000 étrangers dans son stade et 60 000 dans les fan zones.
Du coup les réservations de voyages ont bondi de 20 % par rapport à l’année dernière. Entre le 10 Juin et le 10 Juillet, l’aéroport de Nice a accueilli 200 vols supplémentaires.
On estimerait à 177 millions d’euros les retombées économiques. La dépense moyenne d’un étranger à Nice serait de 215 € par jour sans les déplacements ni les billets. Le seul hic : le débordement des supporters niçois, polonais et nord-irlandais qui se sont affrontés dans le Vieux-Nice.

– BORDEAUX:

La fan zone de Bordeaux aurait accueilli 500 000 personnes depuis le début de l’Euro. Concernant le stade de Bordeaux qui a une capacité de 42 000 personnes, le taux de remplissage a été d’environ 90 %. Le nombre de visiteurs extérieurs à la ville serait de 150 000. Les restaurateurs et les hôteliers ont été les premiers bénéficiaires de cette présence massive de supporters. « Dans certains bars, (les soirs de matches) les commandes de bières ont représenté une somme de 4.500 euros par heure. L’estimation des retombées économiques serait de 126 millions d’euros.

– SAINT ETIENNE:

175 000 visiteurs étrangers sont passés par la ville de Saint-Etienne durant la compétition. Parmi ces derniers, 100 000 se trouvaient dans les stades tandis que les autres profités de l’euro dans la fan zone ou bien encore dans les restaurant et les bars. Les supporters britanniques ont été les mieux représentés (35 000) mais plus surprenant 1400 Canadiens et plus d’un millier d’Australien étaient présent à Saint-Etienne. Comme quoi l’intérêt de l’Euro 2016 dépasse le continent Européen. L’estimation des retombées économiques serait de 77 millions d’euros.

– PARIS :

La fan-zone parisienne a accueilli 48 640 visiteurs par jour, soit 1,2 million de personnes sur toute la durée de l’événement.  L’Euro a joué un rôle d’accélérateur de retour à la normale de la fréquentation touristique à Paris a déclaré Jean-François Martins, adjoint chargé des sports et du tourisme, lors d’une conférence de presse. « À ce jour, nous avons constaté une hausse de 5 % de réservation de nuitées pendant l’événement ».  La fan-zone aura coûté 16 millions d’euros, dont 7,5 millions à la Ville de Paris et elle aura également provoqué une grande frayeur pour les supporters présents lors d’un mouvement de foule dû à un jet de pétards.

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– Dans l’ensemble pour les hôteliers :

Les hôteliers ont le sourire, sauf à Paris. Le taux d’occupation dans les hôtels des villes accueillant la compétition est en moyenne entre 85 et 90 % selon l’Union des métiers de l’hôtellerie (UMIH). Nice, Lille et Saint-Etienne sont les bons élèves, avec un taux d’occupation qui frôle les 100 %. A l’inverse, Saint-Denis et Lyon ont connu des débuts difficiles (environ 70 %, selon l’UMIH). En revanche, à Paris, le taux est à peine supérieur à 80 %. La faute au géant Airbnb, qui explose dans la capitale. Le taux d’occupation sur la plate-forme de réservation de logements entre particuliers varie entre 87 % et 92 % à Paris, selon le Synhorcat, syndicat national des hôteliers (Airbnb n’a pas souhaité communiquer). Abritel, son concurrent et sponsor officiel, peut aussi se réjouir. Depuis le 10 juin, son taux de remplissage est de 96 %.

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LES NOUVEAUX OUTILS GOOGLE : GOOGLE DESTINATIONS ET GOOGLE TRIPS

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Google ne cesse d’innover dans tous les domaines, que ce soit dans le secteur automobile avec la Google Car ou encore dans le domaine de la réalité virtuelle avec Google CardBox.
La semaine dernière, l’équipe de FOX RM a pu assister à une conférence organisée par Fastbooking chez le géant américain. L’occasion pour nous de faire un point sur 2 innovations mises en place récemment par ce dernier : Google Destinations et Google Trips.

GOOGLE DESTINATIONS :

Lancé en Mars 2016, Google Destinations est un outil pratique pour réserver ses vacances depuis un smartphone. En effet, suite à une étude réalisée par Google, on constate qu’un français passe en moyenne 54 jours à organiser son voyage (destination, vol, hôtel …) et qu’il parcoure en moyenne une dizaine de sites. Cela peut s’avérer compliqué sur mobile. C’est pourquoi Google a eu l’idée de créer cet outil avec une navigation simple et une ergonomie agréable.

Pour pouvoir profiter de ce dernier, il suffit de taper le mot « destination » suivi du nom d’un pays dans la barre de recherche de n’importe quel navigateur d’un smartphone sous Android ou IOS, tant que le moteur de recherche par défaut soit évidemment Google.

Vous obtiendrez alors différentes villes de la destination recherchée, accompagnées d’une photo, d’une courte description, d’une carte Google Maps et d’une estimation du coût d’un séjour (vol + hôtel). Ces suggestions peuvent être modifiées en changeant quelques critères comme le nombre de voyageurs, les dates du séjour et les centres d’intérêt.

Une fois votre choix effectué vous pouvez passer à la réservation : si vous cliquez sur le vol, vous allez être redirigé vers le site de la compagnie aérienne pour finaliser l’achat ; si vous cliquez sur l’hôtel vous allez être redirigé vers la centrale de réservation de ce dernier.

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GOOGLE TRIPS :

L’application n’est disponible qu’en version Beta pour le moment. Une fois installée sur votre smartphone ou votre tablette, cette dernière permet de centraliser toute les informations relatives à un voyage en un seul et unique lieu. A savoir que l’application peut chercher dans vos mails (si vous utilisez gmail), pour automatiquement regrouper les diverses informations de votre futur voyage.

En plus de rassembler toutes les éléments de votre voyage, l’application permet également d’avoir un aperçu des attractions touristiques, des lieux incontournables et bien sûr des meilleures adresses pour manger, sortir et se divertir. Les petits plus de Google par rapport à d’autres applications du même genre : elle vous informera du temps nécessaire pour rejoindre l’aéroport lors du trajet de retour, des réseaux Wifi gratuits auxquels vous pouvez accéder ou encore des tarifs en vigueur pour les parkings, les transports et les hôpitaux. Une véritable application-compagnon pour organiser un voyage.

Annoncé lors de la conférence, Google aurait décidé de faire payer le ranking sur leurs outils. Prenons l’exemple d’un hôtel : si vous voulez apparaître en première position et donc avoir une meilleure visibilité, il faudra débourser un montant supérieur à vos concurrents, sur le même principe que les enchères Adwords.

Sachant que l’on passe de plus en plus de temps sur son mobile et que les recherches voyages depuis un smartphone ont augmenté de 50% en 2015, nul doute que ces outils ont été créés dans le but d’aider de nombreux utilisateurs à faire le choix de leur prochain lieu de vacances. Reste à voir si ces utilisateurs sont prêts à les utiliser.